Le Thouet – Deux-Sèvres

Le Thouet

Le Thouet, c’est une rivière qui ne se raconte pas comme les autres. Elle ne cherche pas à impressionner, elle ne gronde pas, elle ne se cabre pas. Elle avance doucement, avec cette lenteur propre aux cours d’eau du Poitou, comme si elle voulait laisser le temps aux pêcheurs de l’apprivoiser. Longue de 142 km, elle naît près de Secondigny, glisse entre les bocages des Deux‑Sèvres, traverse Parthenay, Thouars, Montreuil‑Bellay, puis finit par offrir ses eaux à la Loire, juste en amont de Saumur.
Pour un pêcheur à la mouche, le Thouet est une école de patience et de finesse. Ici, pas de grandes truites de torrents, pas de gobages tonitruants. Le poisson roi, c’est le chevesne — méfiant, puissant, imprévisible — accompagné de quelques truites résiduelles dans les secteurs plus oxygénés, de Black-bass, de Perches et de brochets tapis dans les herbiers. La pêche y est subtile : on apprend à lire les micro‑courants, à poser long, à dériver lentement, à accepter que la rivière impose son tempo. Les silures ont fait leur apparition depuis quelques années avec les dégâts qui suivent, certaines espèces disparaissent !

Au printemps, quand les eaux sont encore fraîches, les nymphes légères font merveille. Une oreille de lièvre montée sobre, une pheasantail fine, ou une petite nymphe casquée en taille 16 permettent de prospecter les bordures profondes et les zones de courant régulier. Le chevesne, souvent posté en bancs, réagit bien aux dérives longues, presque au fil, avec une animation minimale. La truite, plus rare, se tient dans les veines rapides, sous les petits seuils, ou dans les zones où le fond se resserre.
En été, le Thouet change de visage. Les herbiers se densifient, les radiers s’éclaircissent, et les poissons montent volontiers en surface. C’est la saison des fourmis ailées, des petits sedges, des éphémères tardifs… et surtout des terrestres. Une sauterelle posée sous une branche, une fourmi noire en taille 18, ou une petite araignée sèche déclenchent souvent des montées spectaculaires. Le posé doit être discret, la dérive parfaite, car les chevesnes du Thouet ont l’œil affûté : ils refusent sans hésiter une mouche mal présentée.
À l’automne, la rivière ralentit encore. Les poissons deviennent sélectifs, les gobages se font rares, et la pêche demande une précision chirurgicale. Les micro‑nymphes, les émergentes fines, les mouches sombres en taille 20 deviennent les meilleures alliées. On pêche alors en finesse, en soie légère, en pointe longue, en cherchant la moindre ride suspecte.

Mais derrière cette poésie halieutique se cache une réalité plus rugueuse. Le Thouet n’a pas de gouvernance unifiée. Pas de SAGE pour fixer une vision d’ensemble, pas de structure unique pour coordonner les actions. À la place, une mosaïque de syndicats, chacun gérant son tronçon, chacun avançant selon ses moyens, parfois sans concertation. Résultat : des efforts dispersés, des projets qui peinent à aboutir, et une rivière qui pourrait être bien plus belle si elle était pensée comme un tout.

Et pourtant, malgré ces manques, le Thouet continue de couler, fidèle, patient, presque stoïque. Il garde en lui un potentiel immense pour qui sait le regarder. Moi, qui l’as connu enfant, je sais mieux que quiconque ce qu’il pourrait redevenir.

Quelques APP mènent des actions comme l’arrachage de la Jussie MAIS TROP RAREMENT (le Nénuphar Thouarsais) , et effectue le déversement dans plusieurs endroit de Black-Bass pour manger les boules de poisson chats, espérons que le résultat se fera sentir rapidement.

Les principaux affluents du Thouet (d’amont en aval) sont :

la Viette (16 km) à Parthenay en rive droite
le Palais (24 km) à Parthenay en rive gauche
le Cébron (29 km) à Saint-Loup-Lamairé en rive gauche
le Thouaret (52 km) à Taizé en rive gauche
l’Argenton (71 km) à Saint-Martin-de-Sanzay en rive gauche
la Losse (17 km) à Montreuil-Bellay en rive droite
la Dive (75 km) à Saint-Just-sur-Dive en rive droite.

Mes coins préférés sont aux alentours de Thouars, la ville de mon enfance, là ou il y a mes coins à chevesnes et à black-bass. Vrines, Blanchard, Missé, en dessous la chaussée du Viconte et de Crevant.
Pour le Thouet une canne de 8.5 à 9.6 pieds sans problème.

CONCERNANT LE THOUET:
Courrier envoyer à la Fédération de pêche des Deux-sèvres, au Syndicat Mixte de la Vallée du Thouet, à la nouvelle république des Deux sèvres et au courrier de L’ouest des Deux-Sèvres.
Le 19 Août 2011
Tourisme dans la vallée du Thouet : http://www.valleeduthouet.fr/carte-de-la-vallee-du-thouet/

Ce contenu a été publié dans Mes rivières préférées, Moucheurs, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *